Les ablutions sèches et la prière

« Il n’est pas responsable de faire prendre un risque certain au personnel funéraire et aux proches du défunt en voulant réaliser la toilette mortuaire ». 

C’est ce qu’a déclaré le Conseil français du Culte Musulman (CFCM) dans un avis rendu le 27 mars. Il y confirme que le respect des consignes du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) entérinées par décret concernant la suspension des soins de lavement est conforme à la religion musulmane, au nom de la « préservation de la vie ».

Le CFCM cite ainsi le Coran :  « « 
Celui qui sauve une vie humaine, c’est comme s’il a sauvé toute l’humanité » (Coran 5 :32). » 

Ainsi, 
la toilette mortuaire est remplacée par des ablutions sèches, « tayammum », consistant à toucher le sol ou une pierre, puis laver symboliquement le visage du défunt. 

Le tout se fera 
au-dessus de la housse mortuaire obligatoire, soit sans toucher le corps. Par ailleurs, lorsqu’appliquer les ablutions n’a pas été possible, la prière contribue à son tour à purifier le défunt. C’est ce que l’imam a proposé lors des funérailles : « Il nous a dit que nous allions faire la salat janaza puis, lors de l’enterrement, nous avons fait les invocations ».
Une façon de pallier l’impossibilité de respecter les rites funéraires musulmans le temps de la crise du Coronavirus.
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